Nature et Photographie - Photographie animalière - Chamois 22

Sur les traces du chamois

Sur les traces du chamois

En France, on peut observer l’isard dans les Pyrénées. Le chamois de Chartreuse vit lui en Isère, et le chamois des Alpes dans le Jura, le Massif central, les Vosges et les Alpes. Ils évoluent le plus souvent entre 800 et 2.300 mètres d’altitude, en montagne ou en forêt, toujours dans des zones escarpées.

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Leur morphologie est donc parfaitement adaptée à cet environnement très rude. Ils peuvent évoluer avec une grande aisance parmi les rochers et sur les pentes abruptes. Pour affronter les conditions climatiques, leur pelage varie. Il passe de léger et de couleur fauve l’été à épais et sombre l’hiver. Et leurs sens (vue, ouïe et odorat) très développés leur permettent de déceler rapidement tout danger. Ils prennent aisément la fuite, même sur des terrains difficiles.

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Le printemps et l’été sont des saisons fastes pour les chamois. Avec la fonte des neiges, ils sont attirés dans les vallées par l’apparition des jeunes pousses. Puis, toujours en quête de nourriture, ils gagnent les domaines d’estive. Là, ils passent environ la moitié de leurs journées à chercher les végétaux nécessaires à leur alimentation (trèfles, graminées, feuilles de fraisiers et de framboisiers, mais aussi des champignons, etc.). L’autre moitié de leur temps est consacrée au repos ou au jeu pour les plus jeunes. Les plantes qu’ils consomment ayant une forte teneur en eau, les chamois boivent peu. Et, pour éviter la chaleur, ils se tiennent le plus possible à l’ombre.

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Vient ensuite la période de rut. Celle-ci débute en novembre et va durer deux mois environ. Les mâles, qui se sont tenus isolés tout l’été, se rapprochent des femelles. Ils adoptent alors un comportement dominant. Ils marquent leur territoire avec un liquide très odorant sécrété par leurs glandes rétrocornales. La présence de rivaux donne lieu à de violents combats. Et cette intimidation se poursuit avec les femelles, qu’ils poursuivent sans relâche jusqu’à ce qu’elles acceptent l’accouplement. A l’issue de la période de rut, épuisés, les mâles se séparent des femelles et s’isolent de nouveau.

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Lorsque survient l’hiver, les chamois sont contraints de rester dans les forêts ou sur les pentes épargnées par la neige. La nourriture devenant plus rare, ils consacrent davantage de temps à chercher les arbustes, résineux, lichens, etc., essentiels à leur survie. En cette saison, les conditions sont particulièrement hostiles. La mortalité est donc plus élevée, surtout chez les jeunes et les individus affaiblis.

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L’hiver n’est pas la seule cause de mortalité. Aigles, renards, ours bruns, loups et lynx sont de redoutables prédateurs. Malgré leur corpulence, les chamois sont des proies de choix. Cependant, si l’espèce a été proche de la disparition en France au début du XXème siècle, la responsabilité en incombe à l’humain et à une chasse intensive. Actuellement, notamment avec la création des parcs nationaux, la population de chamois est heureusement moins menacée.

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Par conséquent, pour les photographier à l’affût ou à l’approche, je vous conseille fortement d’effectuer un repérage préalable. Munissez-vous d’un équipement adapté (chaussures de montagne, tenue de camouflage de saison, etc.) et renseignez-vous toujours sur les conditions météorologiques. L’idéal est d’être en place au petit matin, avant l’arrivée de la harde. Positionnez-vous face au vent. Dans le cas contraire, les chamois auront tôt fait de sentir votre présence grâce à leur excellent odorat. Enfin, restez au plus près du sol. Cassez votre silhouette humaine et, à l’approche, interrompez toute progression dès que les chamois montrent le moindre signe d’inquiétude. Vous la reprendrez quand ils auront cessé de se méfier.
Les photographies qui illustrent cet article ont été réalisées lors d’une approche réalisée dans le Parc National du Mercantour, à 2.200 mètres d’altitude.

2 comments

  1. habitants la haute Garonne ,7 Km de Toulouse ,Gragnague ,un village de 2ooo Habitants,Un matin de printemps fin Avril dans un près réservé a des chevaux tout près d’un centre d’équitation mon oeil de photographe avertis m’a signalé un animal au loingt que j’ai d’abord pris pour une chèvre, cela depuis mon véhicule, dès le lendemain je me suis rendue sur le secteur ,j’ai franchi des grillages de 2 m de haut ,qui protégé ce secteur en bord d’autoroute-Ma suspition a été récompenser ,, Dans un immense près fleuris j’ai fais une approche et réussi a voir cet animal de très près ,il s’agissait d’un Isard Male, sur la commune j’ai étai le premier a le voir et et a le photographier duran 6 mois ,en fait j’étais son plus fervent admirateur , Pacte de non agrèssion a étais passer avec l’asso de chasse du canton , cet animal pouvais entré et sortir de cet enclos a chevaux a sa guise ,d’ailleur lorsque les chevaux était là, il joué avec eux, j’ai fais plusieurs photos sans jamais réussir a l’approché a moins de 100m- En automne , vers la fin Octobre, cet Isard a quitté ,notre commune, a vrais dire j’en ai été malheureux, pas qu’il soit parti ,malheureux a la penser de son devenir, car hors de la quietude des prés verdoyant et fleurie, pour lui ,,le reste ne pouvais que êtres des grands danger : route, chasseur, braconnié- Si vous désiré voir quelques photos de cette histoire, faite le moi savoir – René

    • Bonjour René,
      Belle histoire que cette rencontre avec cet isard, qui semble avoir trouvé un bel endroit plutôt paisible pour passer l’été. Par contre, pas étonnant qu’il ne soit pas trop laissé approcher, chamois et isards sont parfois curieux, mais restent globalement méfiants.
      Son départ de ce pré semble correspondre à la période du rut, il est fort probable qu’il soit parti retrouver les femelles. Espérons qu’il n’ait eu aucun accident dans son périple, malheureusement, la proximité avec l’Homme est souvent pour eux synonyme de dangers.
      Amicalement,

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